Encore une fois, une histoire s'était achevée. Et pas des moindres celle-ci. Une histoire qui avait duré si longtemps, que sa fin, bien que programmée depuis le début avait quand même été des plus surprenante. Tant surprenante, qu'elle n'en avait pas encore pris conscience et le refusait même. Elle s'empêchait d'y penser, à quoi bon provoquer le mal ? Autant se voiler la face encore quelques instants, et profiter de ce qui existait encore dans les esprits de chacun. Les dernières fois sont toujours plus importantes que les premières fois, elle en était persuadée. Et une fois encore, l'histoire le lui prouvait. Elle n'oublierai pas grand chose, à défaut d'en être certaine, elle l'espérait de tout son coeur. Et c'était tout. Elle ne pouvait espérer rien d'autre. Rien des gens qui avait compté mais qui ne compteraient bientôt plus. Rien de ces moments déjà passés qu'elle ne revivrai plus. Une page était tournée. Bel et bien tournée, et la prise de conscience insinuait petit à petit sa douleur. Une stupide nostalgie l'emplissait peu à peu. Pourtant elle savait pertinemment qu'il était vain de se lamenter de ce qui avait été et qui ne serait jamais plus autre que par les souvenirs. Or comment accepter que le temps à lui seul, nous forçant à avancer, emmène avec lui tous ces moments passés et les vole, ne nous les redonne plus jamais ?




