11.

11.
Elle n'a qu'une seule envie à l'heure actuelle, qu'une seule petite envie qu'elle partage, elle le sait, avec des millions. L'envie d'enfoncer ses pieds dans le sable, et de perdre son regard dans l'horizon. Ne plus penser à rien serait l'ultime des satisfaction. Et ajouté à cela, dans le meilleur des cas, elle rêverait que quelqu'un l'accompagne. Qu'elle soit perdue certes, mais elle ne veut pas l'être seule. Bref elle oublie vite cela, car elle suit, obéissante et naïve, les conseils qu'on lui donne. Se bercer d'illusions risquerai de n'apporter qu'une déception encore plus forte, on le lui a bien appris, et elle l'applique tant bien que mal, mais avouons le, surtout mal. Elle se demande où sa fierté bien-aimée a bien pu aller courir, la laissant égoïstement seule luttant contre sa nature affectueuse et ses pulsions lamentables. Certes elle se rassure calmement, s'expliquant à elle-même que tout ceci n'est qu'une phase, désagréable, de toute évidence, mais qui bientôt, si l'on pense à l'été qui s'annonce, ne sera qu'un lointain souvenir, et que le goût de frustration amer qui reste sur sa langue, bientôt aura été remplacé par le goût iodé de la mer. Et le vent dans ses cheveux suffiront à faire s'envoler ces dernières pensées qui y resteraient accrochées.
Toute cette mièvrerie la fait sourire mais autant se l'avouer, personne n'en a jamais assez. Il manquerait ici un doux coucher de soleil pourpre, dégageant sa chaleur au bord de rivages et de mer qu'il enflamme, et cette indolence propre à ces soirées d'été, qu'on attend trop longtemps et qui partent trop vite. Il manquerait un regard, autre que celui de la mer, dans lequel se plonger...
# Posté le mardi 17 juin 2008 09:51
Modifié le mardi 17 juin 2008 10:07

10 (Oublions nos chiffres fétiches).




Je suis tellement vide d'envie que cela en deviendrait presque effrayant.



'Marilyn'
10 (Oublions nos chiffres fétiches).
# Posté le mardi 26 février 2008 17:33

9.

On réalise soudain, qu'un autre monde est possible. Et que, peu importe à quoi il ressemble, c'est là bas qu'on voudrait aller. Car on sait que c'est seulement là bas que la vraie vie se niche, notre vraie vie, celle qui voudrait vraiment dire quelque chose, à défaut davoir un but. On réalise qu'on a beau hair le bétail, chaque jour de plus nous y ancre un peu davantage. On se pense différent, mais qui peut en être sur. Et puis quelques temps passent et on oublie ces pensées, qui ne mènent qu'à nous torturer un peu l'esprit. On s'endort sur le peu de lucidité qu'on a pu avoir car on sait qu'on est bien trop lache. Lache et dénué d'imagination. On sait que ce monde est hors d'atteinte, tant le troupeau nous entoure et forme comme d'immense remparts devant nous. On est bien trop lache. Bien trop faible et peu courageux. Bien trop corrompu et sans ambition. Et on se réveille déja en se disant que l'on est rien et qu'aucun moyen n'existe pour faire changer ce fait, qu'il est irrévocable. Mais on s'en fout déjà, car le troupeau nous enveloppe, nous cache la quelconque lumière qu'on aurait pu apercevoir, et nous presse d'avancer avec lui. Et on ne rechigne pas même un instant. Parce que tout est tellement plus simple. Et que le troupeau c'est nous même. Qu'un jour on se détestera d'être aussi con. Et que ce jour est peut être déjà arrivé. On s'excuse nous même. On se dit qu'il est déjà trop tard et qu'il faut oublier. Mais comme c'est triste de tout gacher.
# Posté le samedi 16 février 2008 18:06
Modifié le dimanche 24 février 2008 10:11

8.

8.
Il partait. Tout était fini et il effacait d'un revers de main, tout ce qu'il avait un jour pu dire. Certes il vous dirait le contraire, mais il en était pourtant ainsi. Il partait et son dos affichait comme un sourire de remerciement déja oublié. Il marchait vite, courait même, comme si rien ne valait la peine de s'attarder un peu plus ici. Elle voulait courir, elle voulait le rattraper, le serrer dans ses bras et lui interdire à jamais de partir. Mais tout ce qu'elle parvint a faire fu retarder de quelques secondes sont départ. Sa lamentable fierté bayonnait son visage et cet "interdit" lui ligottait les poignets.
Il lui fallut quelques minutes avant de comprendre que rien ne lui servait de lutter,que pour détacher tout ses liens, il lui suffisait de faire son deuil. Et qu'elle l'aurait fait tellement plus facilement, si seulement lui ne l'avait pas fait aussi vite.
Et pourtant, maintenant qu'elle avait oublié, maintenant que tous ses souvenirs lui paraissaient déjà d'une autre vie lointaine, elle restait planté là. Comme figée dans le vide. Dédaignant toutes les voies qui pouvaient s'offrir à elle. Comme postée sur un quai de gare et atendant son heure. Car elle pensait savoir maintenant, ce dont elle avait réellement besoin, elle pensait se connaître si bien, et même ne plus rien avoir à apprendre. Se trompait-elle affreusement ? Il en était peut-être probable, mais elle affichait pourtant une telle sureté, que le doute s'instaurait. Elle serait peut-être bientôt fixée, ou peut-être pas. Et pour une fois l'attente ne lui faisait pas peur, elle se sentait presque le courage d'être patiente.




Aucun rapport avec mon cas.
# Posté le samedi 02 février 2008 16:33
Modifié le samedi 02 février 2008 16:46

7.

7.





L'intégralité du peu d'inspiration que j'ai pu avoir a été consommé par l'écriture d'invention de la composition de français effectuée ce matin.








Il semblerait que j'ai plus de 4000 photos sur mon ordinateur.
Je n'en crois pas un mot...







# Posté le mercredi 23 janvier 2008 09:54
Modifié le samedi 02 février 2008 16:50