9.

On réalise soudain, qu'un autre monde est possible. Et que, peu importe à quoi il ressemble, c'est là bas qu'on voudrait aller. Car on sait que c'est seulement là bas que la vraie vie se niche, notre vraie vie, celle qui voudrait vraiment dire quelque chose, à défaut davoir un but. On réalise qu'on a beau hair le bétail, chaque jour de plus nous y ancre un peu davantage. On se pense différent, mais qui peut en être sur. Et puis quelques temps passent et on oublie ces pensées, qui ne mènent qu'à nous torturer un peu l'esprit. On s'endort sur le peu de lucidité qu'on a pu avoir car on sait qu'on est bien trop lache. Lache et dénué d'imagination. On sait que ce monde est hors d'atteinte, tant le troupeau nous entoure et forme comme d'immense remparts devant nous. On est bien trop lache. Bien trop faible et peu courageux. Bien trop corrompu et sans ambition. Et on se réveille déja en se disant que l'on est rien et qu'aucun moyen n'existe pour faire changer ce fait, qu'il est irrévocable. Mais on s'en fout déjà, car le troupeau nous enveloppe, nous cache la quelconque lumière qu'on aurait pu apercevoir, et nous presse d'avancer avec lui. Et on ne rechigne pas même un instant. Parce que tout est tellement plus simple. Et que le troupeau c'est nous même. Qu'un jour on se détestera d'être aussi con. Et que ce jour est peut être déjà arrivé. On s'excuse nous même. On se dit qu'il est déjà trop tard et qu'il faut oublier. Mais comme c'est triste de tout gacher.

# Posté le samedi 16 février 2008 18:06

Modifié le dimanche 24 février 2008 10:11

8.

8.
Il partait. Tout était fini et il effacait d'un revers de main, tout ce qu'il avait un jour pu dire. Certes il vous dirait le contraire, mais il en était pourtant ainsi. Il partait et son dos affichait comme un sourire de remerciement déja oublié. Il marchait vite, courait même, comme si rien ne valait la peine de s'attarder un peu plus ici. Elle voulait courir, elle voulait le rattraper, le serrer dans ses bras et lui interdire à jamais de partir. Mais tout ce qu'elle parvint a faire fu retarder de quelques secondes sont départ. Sa lamentable fierté bayonnait son visage et cet "interdit" lui ligottait les poignets.
Il lui fallut quelques minutes avant de comprendre que rien ne lui servait de lutter,que pour détacher tout ses liens, il lui suffisait de faire son deuil. Et qu'elle l'aurait fait tellement plus facilement, si seulement lui ne l'avait pas fait aussi vite.
Et pourtant, maintenant qu'elle avait oublié, maintenant que tous ses souvenirs lui paraissaient déjà d'une autre vie lointaine, elle restait planté là. Comme figée dans le vide. Dédaignant toutes les voies qui pouvaient s'offrir à elle. Comme postée sur un quai de gare et atendant son heure. Car elle pensait savoir maintenant, ce dont elle avait réellement besoin, elle pensait se connaître si bien, et même ne plus rien avoir à apprendre. Se trompait-elle affreusement ? Il en était peut-être probable, mais elle affichait pourtant une telle sureté, que le doute s'instaurait. Elle serait peut-être bientôt fixée, ou peut-être pas. Et pour une fois l'attente ne lui faisait pas peur, elle se sentait presque le courage d'être patiente.




Aucun rapport avec mon cas.

# Posté le samedi 02 février 2008 16:33

Modifié le samedi 02 février 2008 16:46

7.

7.





L'intégralité du peu d'inspiration que j'ai pu avoir a été consommé par l'écriture d'invention de la composition de français effectuée ce matin.








Il semblerait que j'ai plus de 4000 photos sur mon ordinateur.
Je n'en crois pas un mot...







# Posté le mercredi 23 janvier 2008 09:54

Modifié le samedi 02 février 2008 16:50

6.

6.
Elle s'endors souvent, les yeux dans le vide, après avoir lontemps laissé vagabonder son esprit dans chaque recoins de sa tête. Après avoir envisager mille et une options. Imaginer tous les futurs. Ou bien remémorer tous ses passés. C'est comme si le sommeil dans tous ses plaisirs, lui accordait aussi de longues minutes a ne penser qu'à elle. A être seule plus que jamais, et non pour lui déplaire. Pourtant c'est souvent dans ces moments la que, la fatigue aidant surement, son esprit s'enmêle. Et c'est aussi dans ces moments, où, bien que la solitude l'enveloppe, elle peut le mieux penser aux autres. A tous ces autres, si loin d'elle. Elle pense à celui-ci, qu'elle oublie. Ou plutôt à tous ceux-là, auquels elle ne pense tout simplement pas. Elle pense encore, à ceux qui s'éloignent, malgré elle, et peut-être aussi malgré eux. Elle simplifie sa vie. Va peut-être même jusqu'à simplifier ses rêves. Et fait tourner ses pensées encore et encore. Jusqu'à ce qu'enfin le sommeil la submerge. Enfin son esprit se repose, enfin ses rêves reprennent la place. Un répis de quelques heures. Jusqu'au prochain déchirant réveil.




M'enfonçant lamentablement dans un déjà-vu pathétique.



Toujours René.

# Posté le samedi 05 janvier 2008 15:11

Modifié le samedi 02 février 2008 16:50

5.

5.

Arts Plastiques. Sujet n°3 :
ENTRE DEUX



_______"Un espace entre deux, celui de la fissure, de l'interstice, un espace ténu, à la fois inconfortable et fertile, entre l'art et la science, entre les arts appliqués et les arts plastiques, entre l'individu et son corps idéal, entre l'identité et ses doubles, entre le sujet et l'objet, entre la peau et le vêtement, entre le réel et son image, entre deux usages différents d'un même objet, entre le plein et le vide nés de la trace du crayon sur le papier."
Sophie Durant Bach.
La technique est libre, vous avez 8 heures.





Quelqu'un pourrait-il me venir en aide, il semblerait que mon inspiration faillisse...





# Posté le dimanche 23 décembre 2007 07:38

Modifié le dimanche 23 décembre 2007 14:46