4.

4.
_________Les rayons du soleil, et leur lueur d'une éclatante blancheur, lui font ouvrir les yeux. Elle se réveille sur ce monde qu'elle cotoit depuis toujours mais connait si peu. Aux cotés de cet homme qu'elle cotoit depuis peu mais croyant la connaître si bien. Elle a envie de le serrer fort contre elle, mais ne le fera pas. Par habitude autant que par fierté. Elle se glissera délicatement hors de se grand lit froid, en prenant soin de ne pas bousculer le doux sommeil de cet homme. Encore enveloppée par les songes de sa nuit, elle se laissera guidée par ses pas dans ce petit appartement jusqu' à atteindre une fenêtre. De celle ci, elle verra l'exact même décor que la veille. Toujours ce bruit assourdissant qu'on devine depuis le silence de notre intérieur. Toujours ces gens sombres, qui donnent à ce décor toute sa morosité, bien qu'ils mènent probablement une vie des plus simplement heureuse. Toujours ces grand arbres éffeuillés, semblant implorer le ciel de leurs fine branches. Et le soleil a beau briller de tout son éclat, c'est une froideur hivernale qu'il dégage. Une froideur vicieuse qui s'infiltre à travers les murs, jusqu'à l'atteindre elle, se faufiler par les pores de sa peau et la faire frissonner. Elle aime l'hiver en été, et implore l'été en hiver. Syndrome de l'esprit de contradiction probablement. Jamais elle n'aura ce qu'elle veut, et elle le sait bien. Simplement parce qu'elle désire ce qu'elle n'a jamais. Alors elle ferme doucement les yeux. Elle les ouvre sur son propre monde à elle. Car celui ci, elle le connait bien. Mieux que personne ne le connaitra jamais, elle le sait. Elle s'imagine des histoires. Des histoire où elle s'aime. Et plus que ça, des histoires où elle aime. Elle s'amuse, elle joue. Et le plus beau de ces jouets n'est autre que son imagination. Et puis soudain, les rayons du soleil la réchauffe. Ils éclairent ce jardin secret auquel elle tient tant. Cet espace de bonheur ou rien n'a d'incidence. Ce lieu modulable qu'elle peut choisir d'être la vérité. Cette place où il ne tient qu'à elle de créer son bonheur.
_________Et puis une froide main touche son épaule. Elle sursaute légèrement, frémit et ouvre les yeux, fermant soigneusement à clé les portes de son jardin. Elle le regarde dans les yeux, le reconnait enfin, et puis sourit. Un sourire qu'elle sait faux, mais qu'il ne percera pas. Il croira naivement à un sourire encore plongé dans les rêves de son sommeil. Mais ignore qu'elle ne fait que rêver éveillée.





Photographie : René Maltête

# Posté le mercredi 19 décembre 2007 15:35

Modifié le jeudi 20 décembre 2007 14:30

3.

Sans aucune justification, je me tairai sur ce sujet.
 3.

# Posté le lundi 10 décembre 2007 16:05

2.

2.
C'est le temps je crois. Enfin tout du moins je l'espère. C'est le temps qui, aussi contagieux qu'il est, m'a pris pour cible et m'a transmis toute sa morosité et sa tristesse. C'est le temps hein, rassurez moi. Toute ma vie et ses péripéties ne jouent absolument aucun rôle dans mon état d'esprit actuel c'est bien vrai. Il faut se l'avouer, mon humeur maussade ne trouve d'origine dans AUCUN des faits tenant place dans mon existence. Ne nous leurrons pas, une quelconque peine ou simple mélancolie n'a pas lieu d'être sans une origine précise et définie. Voila pourquoi il serait, je pense, judicieux, d'oublier tout bonnement ces sentiments totalement injustifiés, si ce n'est par le temps.






Tentez si vous l'osez de déceler l'ironie.

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 16:10

Modifié le mercredi 19 décembre 2007 16:28

1.

______Je recommence. Ou plutôt je continu, ce qui n'a ni fin ni début. Je ne sais pas si on me suivra jusqu'ici, simplement que, peu importe les raisons, un nouveau blog était nécessaire, malgré moi.

______J'ignore aussi si "..." aura ces nouvelles pages sous les yeux. Si c'est le cas, et bien qu'il sache que je suis plus que flattée, touchée même par ce qu'il a pu dire, et que ça ne fait qu'amplifier mon interrogation à savoir quelle est son identité. Sans jouer à faire de la fausse modestie, je ne crois honêtement pas mériter ces mots, m'en sens indigne même. Mais je ne nierais pas que les recevoir est, au-delà de la surprise, plus que touchant. Ceci dit, si bien sur le mystère de l'indentité touche davantage encore, ça n'enlève en rien mon envie de connaître cette indentité et surtout cette personne...

# Posté le lundi 19 novembre 2007 16:30

Modifié le dimanche 17 février 2008 17:38